Paul HALTER

    Auteur


    Qui est-ce ?

    Paul Halter est né à Haguenau en 1956. Tombé à l'âge tendre sous le charme de Gaston Leroux et d'Agatha Christie, il a bâti depuis une vingtaine d'années une œuvre ostensiblement classique et revendiquée comme telle. Mais c’est surtout la lecture de John Dickson Carr, maître ès crimes impossibles, qui a décidé de sa vocation d'écrivain. Subjugué par la virtuosité de l'auteur de La Chambre ardente, il a voulu prolonger l'émerveillement. Après s’être engagé dans la Marine nationale, avoir placé des assurances vies et gratté la guitare dans les bals du samedi soirs, il s’est lancé en 1985 dans la rédaction d'un premier roman, La Malédiction de Barberousse – qui a obtenu le Prix de la Société des Ecrivains d’Alsace et de Lorraine en 1986. Puis il a remporté, en 1987, avec La Quatrième Porte, le Prix du Festival de Cognac, et, en 1988, avec Le Brouillard rouge le Grand Prix du roman d'aventures. 1989 verra son roman suivant, La Mort vous invite, adapté à la télévision dans la série franco-belge Le Masque (FR3, 1989). En 2002, le Prix de l’Académie des Marches de l’Est  lui sera décerné pour l’ensemble de son œuvre, et Le Diable de Dartmoor paraîtra en BD aux éditions Soleil. « Le Masque de l’année » lui sera attribué pour Les Larmes de Sibyl en 2005. L’intérêt suscité par son œuvre a traversé les frontières et nombre de ses romans ont été traduits dans plusieurs langues, notamment en italien, en japonais et en chinois.  « La Nuit du loup » a même connu les honneurs d’une publication aux USA.

    « À rebours », « À contre-courant » sont souvent des termes utilisés pour définir la production de Paul Halter. Accumulant au fil de près de quarante romans les énigmes gigognes les plus échevelées et les impossibilités en tous genres, beaucoup plus qu'un imitateur de John Dickson Carr, il apparaît désormais comme son seul héritier. Ses intrigues associent à une construction au cordeau un climat fantastique qu'accentue l'évocation d'une Angleterre rêvée – celle de l'âge d'or du roman à énigme – où évoluent ses deux limiers, le docteur Twist et le dandy détective Owen Burns. Les archétypes du royaume du mystère – fantômes, médiums, livres maudits, les chevaliers de la Table Ronde, Jack l'Éventreur – s'y donnent rendez-vous.

     Depuis quelques années, sans pour autant délaisser les brumes d'outre-Manche, Paul Halter trouve dans les mytho­logies méditerranéennes matière à de passionnants puzzles : Le Crime de Dédale (1997), Le Géant de Pierre (1998), Le Chemin de la lumière (2000), Les douze crimes d'Hercule (2001). Il est également un nouvelliste de talent comme en témoigne son recueil La Nuit du loup (2000).


    Quels sont vos liens avec Haguenau ?

    "J'y suis né, j'y ai vécu mon enfance, mon adolescence. J'y ai connu mes premières impressions vives, celles qui ne vous quittent jamais. Et quand je pense à ma ville natale, c'est toujours avec de délicieux frissons de nostalgie."

     

    Quels sont vos traits de caractère ?

    - Opiniâtre pour les sujets qui m'intéressent

    - Rêveur, distrait

    - Passionné

     

    Et vos centres d'intérêt ?

    - La musique, surtout la guitare

    - Le dessin, surtout l'aquarelle

    - La randonnée, surtout dans les montagnes crétoises

    - Les voyages, partout !

    - Et bien sûr le Mystère sous toutes ses formes

     

    Des anecdotes, un souvenir marquant ?, une citation..

    "Un lecteur russe, pour témoigner de son admiration, a choisi "Paul" pour le prénom de son premier enfant. Cela m'a beaucoup ému"

    Citation : "Dans les arts, rien de ce qui est bien fait ne l'est par hasard. Je ne connais aucun cas où l'ouvrage ait réussi autrement que par la prévoyance et la science de l'artiste" - Plutarque

    Un souvenir marquant : La parution aux Editions du Masque de "La Malédiction de Barberousse" (primée en 1986, mais non publiée). Ma première tentative littéraire, mon seul roman plus ou moins autobiographique, dont l'action principale se déroule à Haguenau.

     


    Palmarès :

    1986 : Prix de la Société des Ecrivains d'Alsace et de Lorraine pour "La Malédiction de Barberousse"

    1987 : Prix du festival de Cognac "la Quatrième porte"

    1988 : Grand Prix du Roman d'Aventures pour "Le Brouillard rouge"

    2005 : Le Masque de l'année pour "Les Larmes de Sibyl"

     

    Quelques mots pour "Haguenau, Terre de Réussites"

    "Belle initiative, belle "réussite", qui ne peut que réjouir les Haguenoviens, et rendre jaloux les non-Haguenoviens !"